Le Dahlia noir

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Hier, avec un copain, nous nous sommes rendus jusqu’au “gros cinéma” pour voir “Le Dahlia noir”. Tous deux fans de James Ellroy, nous espérions retrouver l’ambiance sombre et les intrigues noueuses que l’on goûter dans ses romans. La réalisation étant servie par Brian de Palma, tout s’annonçait bien. Pourtant, après une bonne petite demi-heure de scénarion taillé à la hache dans le roman d’Ellroy, nous avons clairement deviné qu’il ne s’agissait là que d’une adaptation médiocre d’un roman fabuleux. Tout le monde dans le cinéma tirait la gueule (voir ci-dessus:)) et l’ambiance n’était pas à se cramponner dans son fauteuil. Brian de Palma avait annoncé une fin “inédite” et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle est particulièrement… inédite…

Mais, nous avons quand même failli passer à côté d’un mauvais film ! Arrivés pile à l’heure après avoir dîné dans un resto à nape rose, nous nous somme retrouvés là où nous l’a indiqué l’ouvreur. En regardant le public dans la salle, nous sommes très surpris de constater qu’il n’y a quasiment que des jeunes. Nous dissertons quelques secondes sur le fait que la jeunesse de 2006 n’est pas si mauvaise puisqu’elle vient remplir les salles pour voir une histoire macabre issue du cerveau fou d’un Ellroy bien allumé.

La lumière s’éteint, je m’exprime joyeusement pour dire que “j’adore les bande annonces” et nous nous enfonçons dans nos sièges. La première bande annonce concerne un film où manifestement il va y avoir un affrontement de danse entre danseurs classiques et danseurs de Hip-Hop. Ca sent le vilain remake de Roméo et Juliette version Star Ac’. Mais la bande annonce dure… elle dure si longtemps, qu’à un moment, tombe le titre : “Sexy Dance“… tout un programme ! Sentant une goutte de sueur perler sur mon front, je me retourne vers une jeune femme assise à côté de moi histoire qu’elle me confirme que nous allons bien voir “Le Dahlia Noir”. Non, non, me dit-elle, ici c’est “Sexy Dance”…

Nous voilà donc en train de courrir comme des dératés pour atteindre l’autre salle, non sans lancer à l’ouvreur un regard sulfureux. Le film commençait à peine et la salle était quasi-vide, les jeunes étant à côté faisanr d James Ellroy le cadet de leurs soucis :)

Dire que nous avons failli rater le Brian de Palma… dommage. C’est sans doute très bien “Sexy Dance”.

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